Articles

Et si l’agriculture était une alternative crédible contre l'immigration clandestine

Image
L’emploi des jeunes et la question de l’immigration clandestine demeurent une préoccupation pour l’Afrique. Nous sommes allés  à la rencontre de Keita Kassim,  un ancien immigrant investi dans l’entrepreneuriat agricole. De nombreux jeunes africains sont tous les jours tentés de franchir les portes de l’Occident, à la recherche d’une meilleure vie, même s’ils sont conscients que les moyens empruntés pour y accéder comportent de très gros risques. Le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années. Plus de 105.000 personnes, selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, ont rejoint l’Italie cette année à bord de petits bateaux souvent surchargés et inadaptés. L’Afrique a perdu de nombreux bras valides dans cette aventure périlleuse. 22.000 hommes, femmes, et enfants ont péris dans la méditerranée ces quinze dernières années. Monsieur Kassim malgré ces chiffres effrayant a emprunté ce chemin.  Mais pourquoi ?   ‘’ Notre société  a ...

Mère au foyer et étudiante, Traoré Djara une femme rurale exceptionnelle

Image
Nous sommes allés à la rencontre de Traoré Djara à l’Initiative du Docteur Ouattara, un cadre de Danané, pour visiter sa ferme de production de riz irrigué et de manioc et J'ai découvert que cette brave femme rurale a obtenu le Bac malgré les gageures. Comment s’organise-t-elle pour assurer partout sans craquer ? Sur quelles aides financières avait-elle compté ? Nous nous sommes intéressés à la vie de cette femme rurale exceptionnelle  Vous êtes déjà une femme au foyer pourquoi choisir de poursuivre des études en zone rurale? Elle : Etre maman au foyer, c'est génial!! Pas de contrainte horaire, beaucoup de liberté... Mais mon Bac, c'est un but pour moi depuis que j'ai commencé ces études en cours du soir après des années de mariage.... Tout ce que je voulais, c'était de l’avoir ...  Aller en cours, écrire des travaux de séminaire, réviser pour les examens: la vie d’étudiante sans enfant n’est déjà pas de tout repos. Je peux m’imaginer que faire des...

L'heure est-elle encore à la révolution verte?

Image
Alors que la révolution verte semble bel et bien être un modèle dépassé, certains Etats africains lancent de vastes programmes de subventions aux intrants chimiques, soutenus par des institutions et des bailleurs de fonds qui affirment depuis des décennies que ce « modèle » de développement agricole serait la seule solution face à la faim… Décryptage d’une contre-vérité. Un modèle soutenu par des organisations puissantes L’Afrique est le continent où l’on utilise le moins d’engrais chimiques : en 2010, 17 kilos d’engrais par hectare y étaient utilisés, contre 118 en moyenne dans le monde. La majorité des agriculteurs africains n’ont pas accès aux intrants chimiques du fait de leur prix et doivent travailler des sols très pauvres avec des engrais organiques peu efficaces puisque les animaux qui les produisent ont une alimentation faible en nutriments. Face à cela, les partisans de la révolution verte martèlent le même message depuis des décennies : pour vainc...

Association de plantes

Image
Les cultures associées ou l'association de culture L’alternance et l’association des cultures consistent à faire des cultures associées à leur mutuel bénéfice. Cette technique de cultures associées est aussi appelée "compagnonnage de plantes".  Dans l'agriculture moderne, les associations d’espèces de plantes ont quasiment disparu. Principalement les associations de graminées et de légumineuses qui sont très fréquentes dans la nature, notamment dans les systèmes prairiaux. Les associations de culture ont quasiment disparu des agro-systèmes du fait de l'agriculture intensive. De nos jours, avec le retour de l' agriculture biologique , avec la montée des préoccupations liées à la pollution, à la qualité sanitaire des aliments et plus généralement à l’environnement, les associations de plantes sont à nouveau à l'honneur. Avec l'association des cultures, ce que cherche le jardinier ou l'exploitant agricole, c'est à "minimiser l...

Comment produire les asticots pour les volailles?

Image
Les volailles ont besoin des aliments riches en énergie, protéines, minéraux et vitamines. La part protéinique de l’alimentation des volailles est généralement fournie par le soja ou de palmiste, de farine de poisson, autant d’ingrédients coûteux, car ils sont produits ou accessibles par saison. Pourquoi produire les asticots ? Avec la hausse du prix des matières premières pour la composition des aliments et afin d’offrir un bon apport en protéine aux volailles, il sera judicieux pour chaque éleveur de se lancer dans la production d’asticots. Les asticots sont une puissante source de protéine animale naturelle et très riche pour les volailles, ils représentent donc une alternative bien plus économique qui contient 5 % de protéines de plus que le soja. Quelques techniques pour l’essayer. Plusieurs substrats peuvent servir à la production des asticots. On peut y trouver entre autres des épluchures de manioc, d’igname, d’ananas, des restes de plats cuisinés, des viscères et restes d’...

Et si on retournait à l'agriculture endogène?

Image
Les paysans africains possédaient des connaissances ancestrales pour protéger leurs plantations contre les insectes, champignons, parasites et mauvais herbes. Mais l'arrivée des pesticides chimiques de synthèse a fait oublier ces connaissances. Et le chemin du retour aux sources paraît long. "Dans les temps anciens, nos parents utilisaient les feuilles de nîmes. Les feuilles de nîmes, c'est une sorte de feuilles très amères que les gens trempaient dans l'eau.", explique Augustin, paysan dans le sud-est de la Côte d'Ivoire. Ce pesticide naturel était obtenu en trempant les feuilles de nîmes dans de l'eau puis en les malaxant de sorte à obtenir un jus. Ce jus était par la suite mélangé à un peu de savon de sorte à avoir un effet moussant. Le mode d'utilisation consistait à asperger les plantes avec le produit obtenu. Mais de nos jours, personne dans la région (agriculteur et jardinier) n'utilise plus ce pesticide naturel. Ils ont tous...

Et si la transformation de nos cultures nourricières était la solution

Image
N ous sommes tous d’accord sur un point : la transformation de nos produits est incontournable si nous voulons maîtriser la sécurité alimentaire dans nos pays en Afrique .   En effet, si nous ne faisons rien pour valoriser  nos produits locaux, nous mangerons peut-être, probablement chinois, mais notre économie de ne connaîtra pas une croissance inclusive et notre sécurité alimentaire restera fragile. Faire ce choix, c’est le choix de développer les productions agricoles locales et de les valoriser en les transformant. C’est le choix de créer des emplois vert et en grand nombre. C’est le choix d’innover en mettant sur le marché des produits sains et variés, accessibles au plus grand nombre et adaptés aux nouvelles habitudes de consommation. Facteurs externes de l'agriculture Africaine L'agriculture de l'Afrique regorge de promesses pour la croissance du continent et en matière de création d'emplois. C'est d'ailleurs elle qui emploie 65 % à 70 ...