Produire des fourrages avec des céréales germées


La germination de céréales ouvre la porte à une nouvelle façon d’aborder la nutrition biologique sur la ferme pédagogique de la grainothèque, les chèvres tirent une partie de leur apport en protéines et en vitamines de grains de Maïs et de Soja germés.





Un aliment de valeur

« Les germes de céréale contiennent plus de 14 % de protéines solubles. La teneur en vitamine A est de 500 fois supérieure à celle des minéraux commerciaux. On y trouve en moindre quantité de la vitamine B et E et de l’acide folique », énumère Roland Poirier. Dans la ration, on vise l’apport de 10 kg par jour par vache. Les racines de ces jeunes pousses ont une valeur nutritive intéressante, notamment en protéines et en vitamine A. « Le plus grand bénéfice se trouve dans le grand volume de racines des pousses : on y retrouve une quantité importante d’enzymes qui neutralisent entre autres l’acidité dans le rumen »

Des qualités nutritives du fourrage germé 

Une production de germes de céréale garantie de manière constante du fourrage vert 100% naturel de qualité optimale, indépendamment des vicissitudes saisonnières. La possibilité de bâtir et de respecter un programme scientifique d’alimentation tenant compte des besoins nutritifs des animaux ainsi que des objectifs de performance.

Le fourrage vert hydroponique permet une optimisation des performances zootechniques : augmentation de la production laitière, accélération du processus d’engraissement avec une rotation plus rapide du capital investi dans le cheptel, meilleure résistance aux maladies, meilleures performances reproductrices, meilleur goût du lait et de ses produits dérivés, etc.

La technologie opérant sans sol, il n’y a donc pas de déchets: 1 T = 1 T nette. L’entièreté de la masse fourragère est consommée par les animaux, y compris les racines. L’utilisation de céréales germées apparaît déjà comme un bon complément en vitamines et minéraux (CMV) pour une ration. Cet apport pourra constituer une part réduite de la ration comme une part plus importante. Tout le troupeau pourra en recevoir, mais s’il faut faire des choix, il sera judicieux de préférer les animaux faibles, les mères en début de lactation, les reproducteurs, les vaches avant la mise à l’herbe par exemple. Sans toute fois oublier les animaux mono gastriques tels que les chevaux et lapins; l’orge germée, leur est bien bénéfique.

La germination augmenterait-t-elle les valeurs protéiques et glucidiques des graines ?

C’est à cet effet que les études et articles publiés divergent. Cependant, l’amélioration des teneurs en vitamines et minéraux n’est pas remise en cause. La littérature scientifique semble s’accorder sur l’augmentation de la valeur en vitamines (A, B, C) et des minéraux, notamment le phosphore et le calcium. L’apport en vitamines améliorera la croissance et la défense immunitaire. L’efficacité digestive sera améliorée, l’assimilation du reste de la ration aussi. L’effet sur l’appétence permettra aussi, lorsque les graines germées sont mélangées au reste de la ration, d’augmenter les quantités ingérées. C’est certainement la raison pour laquelle les animaux se portent très bien.


Dans mon prochain article nous parlerons des techniques pour faire germer les graines chez soi. D'ici là, merci d'accepter de nous donner vos commentaires et de partager l'article dans votre réseau

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