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Affichage des articles du mai 19, 2019

Les champs vidés de mains-d'œuvres

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Avec tout son potentiel, nos terres vidées de ses jeunes... des mois après, ça ne se sent toujours pas dans les assiettes... et les jeunes sont encore déterminer à affronter ce que j'appelle le plus grand cimetière.
Je suis actuellement dans L'ouest de la Côte d'Ivoire, le carrefour agricole du pays. On y cultive du café, du cacao, du riz, du manioc, du maïs...et j'en passe. Et malgré toutes ces ressources, cette région ne parvient pas à retenir sa jeunesse qui rêve de gagner sa vie en Europe. Résultat : les activités tournent au ralenti. Toutes les villes de l'ouest sont atteintes par ce phénomène '' l'immigration clandestine, la fuite de la main d'œuvre''
ICI les entreprises sont rares, et beaucoup de jeunes, peu enclins au dur labeur des champs ou trop peu qualifiés, se retrouvent sans emploi après leurs études. En attendant des jours meilleurs, ils vivent de petits boulots, comme la cabine téléphonique, la vente de téléphones de seconde…

La théorie de la croissance appauvrissante dans le secteur agricole Ivoirien

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Grâce à son secteur agricole, la Côte d’Ivoire jouit d’une croissance soutenue, cependant elle continu de présenter des niveaux extrêmes d’inégalité et de pauvreté.
1er producteur mondial de cacao, 1er rang africain et au 7e rang mondial des producteurs de caoutchouc naturel. 1er exportateur africain d’huile de palme, 2e exportateur africain de bananes, 1er exportateur africain de mangues. Et une production vivrière qui représente plus de 10,7Mt par an constituée essentiellement des tubercules (49% d’igname, 21% de manioc 6,4% de riz, 5,9% de maïs …). Cependant, les conditions de vie des familles paysannes se sont détériorées et le taux de pauvreté a continué d’augmenter. Et l’on continu de se demander pourquoi ?
En effet, malheureusement, l'Etat est plus préoccupé par son gain sur les exportations brutes de matières premières des paysans que sur leurs revenus. Sachant que les surproductions conduisent à la détérioration des prix. L’Etat se contente de s’enrichir sur le dos des a…