vendredi 18 août 2017

Et si on retournait à l'agriculture endogène?


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Les paysans africains possédaient des connaissances ancestrales pour protéger leurs plantations contre les insectes, champignons, parasites et mauvais herbes. Mais l'arrivée des pesticides chimiques de synthèse a fait oublier ces connaissances. Et le chemin du retour aux sources paraît long.

"Dans les temps anciens, nos parents utilisaient les feuilles de nîmes. Les feuilles de nîmes, c'est une sorte de feuilles très amères que les gens trempaient dans l'eau.", explique Augustin, paysan dans le sud-est de la Côte d'Ivoire. Ce pesticide naturel était obtenu en trempant les feuilles de nîmes dans de l'eau puis en les malaxant de sorte à obtenir un jus. Ce jus était par la suite mélangé à un peu de savon de sorte à avoir un effet moussant. Le mode d'utilisation consistait à asperger les plantes avec le produit obtenu.

Mais de nos jours, personne dans la région (agriculteur et jardinier) n'utilise plus ce pesticide naturel. Ils ont tous opté pour les substances chimiques qui ont fait leur entrée grâce à des semenciers qui en plus de donner des graines  aux paysans, leur offraient aussi des pesticides chimiques gratuitement pour entretenir les plans.

Les paysans ont donc remplacé ces savoirs endogènes  (feuilles de nîmes...) pour ces substances chimiques. Bien que coûteux, les pesticides chimiques ont un succès auprès des villageois, malgré leur impact néfaste sur la terre. Les paysans qui tentent tant bien que mal de continuer sur la voie des anciens, en utilisant les pesticides naturels, sont traités de "traditionnaliste" et font l'objet de moqueries.

Mais de plus en plus, les consciences s'éveillent et les anciennes tendances reviennent à la mode. Ce retour aux sources est une opportunité de renforcer la productivité agricole et préserver la diversité génétique des plante qui représente une garantie pour une alimentation saines des consommateurs.

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